Viva Paci, codirectrice du labdoc
Viva Paci est professeure de théories du cinéma à l’École des médias de l’UQAM, où elle a mis sur pied la maîtrise en Cinéma et images en mouvement (2010). Directrice de la revue internationale d’études cinématographiques Cinémas, ses recherches portent sur l’histoire et la théorie du cinéma, questions de patrimoine au cinéma, relations entre cinéma et télévision, cinéma et musée. C’est par ses travaux sur Chris Marker (publiés en français, anglais, italien et espagnol) qu’elle entre dans l’univers de la pensée documentaire. Parmi ses publications : Il cinema di Chris Marker (2005) ; Chris Marker et l’imprimerie du regard (codir. 2008) ; La machine à voir. À propos de cinéma, attraction, exhibition (2012) ; Une télévision allumée : les arts dans le noir et blanc du tube cathodique (codir. 2018) ; les numéros de la revue Cinémas (codir.) : « Prises de rue » (2010) et « La télévision selon… Jean-Christophe Averty » (2016) ; Plus de cinéma ! Images animées et effets spéciaux (2024).
Diane Poitras, codirectrice du labdoc
Professeure spécialisée en pratiques documentaires, Diane Poitras est chercheure et cinéaste. Au fil des ans, elle a œuvré au sein de regroupements tels que PRIM centre d’artistes, GIV, Vidéographe, Coop vidéo, V-Tape et d’institutions telles que la Cinémathèque québécoise et l’ONF. Le volet création de sa thèse, un long métrage documentaire, Nuits (2014), a été programmé dans des festivals et colloques internationaux. Ses recherches actuelles s’intéressent aux pratiques expérimentales du cinéma documentaire. À l’UQAM, elle mène actuellement une recherche-création, L’intimité à l’épreuve du numérique, une œuvre documentaire hybride et collective composée de huit courts métrages se déclinant sur un site web (2022) et une installation Parcours intimes : expérimentations et exposition vidéo autour de l’intimité en ligne (2023). En 2021, elle a publié (dir.) Le cinéma de Sylvain L’Espérance. Puissances du poétique. En 2020, elle a publié un rapport de recherche (codir.), Le métier de documentariste, portrait d’une pratique de création menacée.
Gentille M. Assih
Gentille M. Assih, originaire du Togo, est une réalisatrice et productrice reconnue dans le domaine télévisuel et cinématographique depuis plus de 15 ans. Diplômée de la Maîtrise en Cinéma et images en mouvement à l’UQAM, elle est l’auteure de plusieurs documentaires percutants, tels qu’Itchombi (2009), Akpéma (2010), Le Rite, la Folle et Moi (2012), Sortir de l’ombre (2020) et la série Kasaleo (2024). Ses œuvres explorent audacieusement des enjeux sociaux tabous, alliant une perspective critique à une vision humaniste.
Marjolaine Béland
Marjolaine Béland s’intéresse aux œuvres médiatiques interactives, à la performativité ainsi qu’aux installations immersives. Elle s’est intéressée, au cours des dernières années, à la documentation des œuvres éphémères et immatérielles. Sa réflexion fait suite à un cycle d’expérimentations dont l’installation Chair de lumière est l’aboutissement. Le processus a été relaté dans sa thèse création. Un webdocumentaire a également été réalisé dans le cadre de cette recherche. www.chairdelumiere.com
Marco Bertozzi
Marco Bertozzi est professeur de Cinéma documentaire à l’Université IUAV de Venise et professeur invité à l’École des médias de l’UQAM en 2018/2019. En Italie, dans les dernières années, il est peut-être le seul qui s’est approché au cinéma documentaire dans de si nombreuses directions, en tant qu’auteur, théoricien, enseignant, animateur de rencontres professionnelles avec le public. Il a publié Storia del documentario italiano (2008), Recycled cinema (2012), L’autre Néo-réalisme. Une correspondance (avec Thierry Roche, 2013),Documentario come arte (Venise, 2018). En 2013 il conduit « Corto Reale. Gli autori del documentario italiano », une émission de 27 épisodes à la télé publique Rai Storia, sur l’histoire du cinéma documentaire. Parmi ses films récents : Cinema grattacielo (2017), Refugees in Cinecittà (2012), Predappio in luce (2008), Il senso degli altri (2007), Roman Notes (2004).
Rémy Besson
Coordonnateur scientifique du partenariat international de recherche TECHNÈS, Rémy Besson a soutenu un doctorat à l’EHESS (Paris) portant sur la mise en récit du film Shoah de Claude Lanzmann. Spécialiste reconnu des rapports entre histoire, sciences humaines et cinéma à l’époque du numérique, il anime depuis de nombreuses années le carnet de recherche Cinémadoc. cinemadoc.hypotheses.org
Julie Blackburn
Julie Blackburn combine les projets en télé et cinéma documentaire, l’enseignement collégial et la recherche académique en sociologie visuelle et filmique. Depuis plus de vingt ans, elle est scénariste, recherchiste, productrice au contenu et réalisatrice pour des émissions d’affaires publiques, des films ou séries documentaires qui interrogent les phénomènes sociaux d’ici et d’ailleurs (notamment Climat d’urgence (2025); Les Héritières (2023); 2 Chiffres (2020); Chacun son île (2016-2020)). D’abord diplômée en sociopolitique et en journalisme, qu’elle pratique encore, elle poursuit maintenant un doctorat en sociologie à l’UQAM. Ses recherches portent sur les différentes formes mobilisées par le film documentaire pour problématiser le réel et sur les fondements et impacts sociaux des dispositifs de création en cinéma documentaire.
Martin Bonnard
Professeur associé à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal et directeur adjoint de la revue Cinémas, Martin Bonnard est spécialiste de la diffusion en ligne du cinéma. Sa thèse de doctorat en communication (UQAM/Concordia/UdeM) traite de l’actualisation de l’expérience cinéma par les catalogues cinéphiles de vidéo par abonnement. Il a également développé une pratique de conception de webdocumentaires, au sein des projets : Up the High Line. New York sous le regard du cinéma (2014), Sur les soins (2020) et Les infirmières de la folie (2022). martinbonnard.net
Stéphane Bourdeau
Stéphane Bourdeau est un professionnel du cinéma depuis trente ans, dont vingt, en tant que premier assistant-réalisateur. Il a également réalisé quelques courts métrages et a rejoint l’ARRQ (Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec) en 2011. Pendant la période de 2004 à 2015, il a exercé en tant qu’enseignant en cinéma à l’École du Show-Business (A.E.C.) et en tant que formateur à l’AQTIS (Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son). Il a obtenu un brevet d’enseignement en art dramatique (1982), un B.A.C. en communication, profil cinéma, de l’UQAM (1999) et une maîtrise en communication au programme cinéma et images en mouvement également de l’UQAM (2025). Son mémoire, dirigé par Viva Paci, explore la résilience chez des personnages de road movie issus des filmographies de Lionel Rogosin, Jim Jarmusch, Agnès Varda et Virginie Despentes.
Marie Braeuner
Marie Braeuner est réalisatrice et scénariste. Elle a réalisé deux courts-métrages de fiction, Pauline (2011) et En pleine mire (2016) et un moyen-métrage documentaire Compagnons (2012). Diplômée d’un master de réalisation de l’Institut des Arts de Diffusion (Belgique), elle est actuellement doctorante en recherche-création et études féministes en communication à l’UQAM. Marie s’intéresse aux représentations des expériences des femmes dans la fiction, dans une perspective féministe intersectionnelle. Ainsi, elle a été auxiliaire de recherche pour l’étude menée par Anna Lupien et les Réalisatrices Équitables : Qui filme qui? Vers des représentations équilibrées devant et derrière la caméra. En 2022, elle a terminé une maitrise de recherche-création en média expérimental sur les représentations de l’accouchement dans la fiction audiovisuelle, sous la codirection de Diane Poitras et Stéfany Boisvert.
Sylvain Brosset
Sylvain Brosset est étudiant depuis janvier 2021 au doctorat en communication à l’Université du Québec à Montréal, dans la concentration recherche-création. Ses intérêts de recherche s’articulent autour de la médiatisation de l’abstention électorale en France depuis 1848 et au Québec depuis 1867. Il a auparavant complété une maîtrise en communication dans la même université autour de la distorsion de la représentation médiatique de la censure d’Eden, Eden, Eden (1970) de Pierre Guyotat dans la presse écrite française, de 1970 à 2020. Il travaille dans la production et la réalisation de films de long-métrage de fiction et de documentaire depuis 2011.
Gil Chataigner
Gil Chataigner est doctorante en muséologie, médiation, patrimoine à l’UQAM, sous la direction de Viva Paci. Ses recherches portent sur les pratiques représentationnelles des morphologies animales dans l’institution muséale d’histoire naturelle. Pour cela, elle convie des approches épistémologiques, esthétiques, philosophiques, mais aussi biologiques, gardant comme fil conducteur central l’Animal, dans toute sa pluralité d’individus. À l’occasion du projet de recherche « Cinéma et Musée. Taxidermies animales et autres archives du vivant » (CRSH Savoirs, 2021-2024) dirigé par Viva Paci, Gil se consacre, entre autres, à retracer par la fouille d’archives des brides de la vie et du travail de Carl E. Akeley, taxidermiste du American Museum of Natural History et inventeur de la caméra éponyme au début du XXe siècle.
Bàlint Demers
Cinéaste et postdoctorant en recherche création, Bálint Demers s’intéresse au nationalisme en Hongrie et au Québec et à la représentation de la politique au cinéma, des sujets qu’il a traité dans ses films comme dans des articles académiques et grand public. Alternant entre fiction et documentaire, il réalise actuellement Élégie hongroise, un essai documentaire mêlant intime et politique, histoires familiales et histoire globale.
Hervé Demers
Hervé Demers est cinéaste, photographe et doctorant en études et pratiques des arts. Ses films, maintes fois primés, ont été présentés dans plus d’une centaine de compétitions internationales, dont celles de Hot Docs et de Clermont-Ferrand. Des rétrospectives de son travail ont été organisées en Corée du Sud, au Maroc et en Ukraine. Il a été jury dans plusieurs manifestations cinématographiques, incluant celle du court métrage international de Busan. http://www.hervedemers.com
Naomie Décarie-Daigneault
Naomie Décarie-Daigneault est titulaire d’une maîtrise en recherche-création en média expérimental de l’UQAM. Elle s’est intéressée aux liens entre la mémoire individuelle et la mémoire collective à travers l’exploration d’une mémoire familiale et du médium du film de famille. Elle développe depuis quelques années une pratique documentaire, ayant à son actif deux longs métrages et un moyen métrage. Elle s’intéresse à la construction de l’identité – entre déterminismes et libertés -, à l’intériorité, au féminisme et à la psychanalyse. Elle s’implique auprès de l’organisme féministe Réalisatrices Équitables. Elle développe actuellement un projet de plateforme de diffusion de documentaires d’auteur en ligne : Tënk. www.naomiedecariedaigneault.com www.tenk.ca
Justine Dorval
Justine Dorval est doctorante en communications à l’UQAM depuis 2021. Elle détient un baccalauréat en cinéma, profil direction de la photographie (UQAM, 2016) ainsi qu’une maîtrise en communication, profil cinéma et images en mouvement (UQAM, 2021). Son mémoire de maîtrise porte sur les enjeux de la diffusion numérique du cinéma québécois. Elle s’intéresse à travers sa thèse à l’Office national du film du Canada (ONF), plus précisément à ses pratiques de production et à ses approches de mise en valeur des œuvres produites sur sa plateforme onf.ca, ainsi qu’à la place accordée aux cinéastes et à l’expérimentation cinématographique à l’intérieur de ces pratiques. Ses recherches portent ou ont porté sur les services de diffusion en ligne, le documentaire et autres cinémas du réel, les pratiques expérimentales en cinéma ainsi que les structures entourant la production et la distribution du cinéma québécois et canadien.
Tahnee Drago
Tahnee Drago est doctorante à l’Académie des Beaux-Arts de Catane (Italie) avec le projet de recherche « Interactive Contemporary Sicilian Art Hub », qui vise à explorer comment les pratiques de narration et de participation numérique du webdoc peuvent engager les individus, médiatiser et diffuser le patrimoine artistique contemporain, tout en agissant comme levier social et génératif pour le territoire sicilien. Après avoir obtenu un diplôme de 2e cycle en Nouvelles Technologies pour l’Art et en Photographie à l’Académie des Beaux-Arts de Catane, elle a suivi en 2019 un cours de perfectionnement en documentaire à l’Institut national de l’image et du son (INIS) de Montréal. Elle est stagiaire doctorale au labdoc en 2026.
Frédéric Dubois
Frédéric Dubois est journaliste, auteur et producteur de documentaires. Il est à la fois professeur à l’ifs École internationale du film de Cologne et rédacteur en chef de la revue scientifique Internet Policy Review, publiée par l’Institut Humboldt Internet et Société (HIIG). Il réalise des documentaires interactifs indépendants et en collaboration avec Arte, l’Office national du film (ONF), ainsi que des producteurs privés. Ses oeuvres ont été primées de par le monde (Webby Award, Lovie Award, Lead Award, Grimme Online Award, Prix Gémaux, FWA, Melbourne Documentary Film Festival). Ses deux derniers projets, Atterwasch (2014) et Field Trip (2019), ont particulièrement bien tourné, incluant dans le cadre des Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie. Frédéric est détenteur d’un Doctorat de recherche-création de l’Université du film de Babelsberg, d’une Maîtrise en communication de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et d’un Baccalauréat en commerce de l’Université McGill.
Vadim Dumesh
Vadim Dumesh est réalisateur et producteur de cinéma documentaire, chercheur et journaliste, formé en économie, cinéma, arts et affaires publiques (à Stockholm School of Economics in Riga, Sam Spiegel Film and TV School in Jerusalem, et SPEAP master en Arts et Politique à Sciences Po Paris). Originaire de Lettonie, Vadim a développé un profil international et acquis un éventail varié de compétences dans la réalisation et la production de divers contenus audiovisuels. Il cultive une approche transdisciplinaire et interroge actuellement le potentiel des pratiques de co-création, qu’il développe dans sa thèse L’auteur.rice documentaire et la créativité collective à l’ère du numérique en Doctorat en études et pratiques des arts copiloté par l’Université du Québec à Montréal, et le Fresnoy, studio national des arts contemporains, France. vadimdumesh.com
Marion Froger
Marion Froger est professeure de cinéma à l’Université de Montréal. Elle a publié plus d’une quarantaine d’articles sur le cinéma québécois, le cinéma français, l’intermédialité, l’étude de la socialité au prisme des films, la pratique et l’esthétique communautaires des documentaires. Elle est l’auteure de l’ouvrage Le cinéma à l’épreuve de la communauté : la production de l’Office national du film (1960-1980) (Prix du Canada en sciences sociales 2011). Elle dirige la revue Intermédialités depuis 2013.
Radhanath Gagnon
Radhanath Gagnon œuvre, depuis plus de dix ans, en création audiovisuelle et cinématographique. Il est aujourd’hui candidat au doctorat conjoint en communication de l’UQAM, membre d’Hexagram et du laboratoire sur les pratiques documentaires (labdoc) de l’UQAM. Il a eu l’opportunité d’initier divers regroupements de réalisateurs tels que Kino 640, Kino Dakar et Art Partage, avec qui il développe chaque année maints projets liés au domaine cinématographique : le Festival du Cinéma de Lanaudière, Cinéma Politica Mascouche et la Course Lanaudière. Dans le cadre de ses recherches, il s’intéresse aux associations d’artistes qui se mobilisent autour de propositions alternatives aux formes actuelles de création audiovisuelle : du cinéma indépendant à petit budget aux créations collectives en passant par les laboratoires éphémères et les multiples techniques de création cinématographiques issues de l’improvisation.
Samuel Gantier
Maître de conférences à l’Université Polytechnique Hauts-de-France depuis 2016, mes recherches abordent le design d’expérience utilisateur et les innovations socio-techniques dans le champ des industries culturelles (plateforme de vidéo à la demande de films documentaires et documentaire interactif). Mes enseignements concernent les dimensions pratiques et théoriques de la réalisation audiovisuelle et du design d’interaction. J’ai débuté ma carrière pendant 15 années comme monteur-réalisateur sur une trentaine de films documentaires (dont notamment Affaires de grandes familles, co-produit par Arte et France télévisions et lauréat d’une étoile de la SCAM en 2008) puis comme consultant en audiovisuel transmédia. http://www.samuelgantier.com
Constance Hinfray
Constance Hinfray est artiste et doctorante en art à l’université de Rennes 2, en France, sous la direction de Nicolas Thély et Bruno Peinado. Elle est affiliée à l’école universitaire de recherche EUR Caps (Creative Approaches of the Public Space). En mai et avril 2024, elle effectue un séjour de recherche au sein du labdoc sous la direction de Viva Paci. Constance a suivi une formation artistique (École européenne supérieure des Beaux-Arts de Quimper, Sandberg Instituut à Amsterdam). Elle y a développé une pratique de performance liée au vivant, par le biais de la relation que nouent les humains à leur environnement. Depuis septembre 2022, elle mène un projet de thèse en recherche-création qui interroge la contribution de l’art contemporain à la fabrique de la cité dans le contexte actuel où s’entremêlent la multiplication des recours à la démocratie participative et la crise de la conception naturaliste du monde. Dans le cadre de cette thèse, Constance réalise un court-métrage à propos de la cohabitation entre sangliers et humains dans la forêt de Paimpont.
Henri-François Imbert
Cinéaste et enseignant-chercheur au Département Cinéma de l’Université Paris 8, Henri-François Imbert consacre ses recherches au cinéma documentaire, dont il explore depuis 30 ans une voie singulière, assumant la production et la diffusion de ses films dans une optique artisanale et résolument indépendante. Documentariste connu pour sa démarche intime, à la fois poétique et politique, Henri-François Imbert est notamment l’auteur de Sur la plage de Belfast (1996), Doulaye, une saison des pluies (1999), No Pasaran, album souvenir (2003), Le Temps des amoureuses (2009), André Robillard, en chemin, (2013) ou André Robillard, en compagnie (2018). Ce travail de recherche-action ouvre ainsi sur un cinéma documentaire de recherche et sa transmission sur le mode d’une praxis à l’université.
Frédérique Laliberté
Frédérique Laliberté est artiste-chercheuse et navigatrice. Elle n’est spécialiste de rien, sauf peut-être du papier mâché. Ses projets polymorphes sont des aventures spéculatives, qu’elle invente à partir d’objets en fin de vie utile et qu’elle traverse dans un équilibre précaire entre documentaire et fiction. Frédérique poursuit actuellement ses manigances en tant que candidate au doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal. S’adressant à l’imaginable, sa recherche-création doctorale explore une sympraxis matérielle et narrative avec les navires, pour construire une interprétation du réel où le protagonisme humain est démantelé. Frédérique Laliberté vit et travaille le long du Fleuve Saint-Laurent.
Richard D. Lavoie
Cinéaste et chercheur, Richard D. Lavoie est doctorant en études et pratiques des arts à l’UQAM et également membre d’Hexagram. En plus d’une production documentaire fournie, ses réalisations incluent de nombreuses œuvres muséales et de planétarium. Ses films ont été projetés dans divers festivals et ont remporté plusieurs prix. Ses travaux de recherche et de création portent sur la poétique du cinéma photographique immersif, destiné à la projection dans des dômes. Richard D. Lavoie est aussi cofondateur, organisateur et programmateur du Festival international du film d’histoire de Montréal (FIFHM).
Sophie Leblond
Sophie Leblond aime le cinéma, la musique, les paysages, les être humains et se laisser surprendre par la force des connexions entre les images et les sons. Elle est professeure de cinéma à l’UQAM où elle enseigne le montage depuis 2019 tout en poursuivant ses explorations cinématographiques en fiction comme en documentaire. En montage, elle privilégie les collaborations qui traversent le temps, empreintes de connivence, de respect, de recherche créative et de prise de risques.
Anne Gabrielle Lebrun Harpin
Anne Gabrielle Lebrun Harpin a complété une maîtrise en recherche-création en média expérimental à l’UQAM. Son mémoire vise à questionner la transmission de la féminité à travers l’élaboration d’un essai documentaire expérimentant le remploi cinématographique comme contre-discours féministe. Elle s’intéresse à la pratique du montage, au cinéma des femmes et au remploi cinématographique. Elle œuvre à titre de monteuse et d’assistante-monteuse principalement en cinéma documentaire depuis 2013 et a notamment assuré le montage des documentaires Témoins de l’exil de Danièle Bélanger et Lumières sur l’eau d’Ariel St-Louis Lamoureux et Nicolas Lachapelle, récipiendaire de la résidence de montage Périphérie (Montreuil) – PRIM. Depuis 2019, elle participe également à l’organisation du festival Les monteurs à l’affiche.
Alexis Lemieux
Alexis Lemieux est doctorant au programme de muséologie, médiation, patrimoine de l’UQAM, sous la direction de Viva Paci. Sa thèse de doctorat s’intéresse aux relations entre la marche, l’espace et le patrimoine urbains à partir d’un corpus d’œuvres hétéroclites. Ses perspectives de recherche actuelles concernent le patrimoine urbain, les patrimoines cinématographiques et artistiques ainsi que les relations cinéma et musée. En 2022, il a été commissaire invité à la Cinémathèque québécoise pour l’exposition « Passages (presque) oubliés d’un cinéaste italien à Montréal : Pier Paolo Pasolini » pour le labdoc. Cinéphile et mélomane, Alexis est diplômé de la maîtrise en Communication de l’UQAM, dans le profil Cinéma et images en mouvement.
Caroline Martel
Caroline Martel est une chercheure et artiste documentaire qui œuvre en cinéma, dans les musées et en arts médiatiques. Elle a comme sujets de prédilection l’héritage audio/visuel, les histoires occultées, les archives et nos rapports aux technologies. Elle mène actuellement son doctorat sous la supervision de Charles Acland (Université Concordia) à propos des cinémas d’Expo 67. Parmi ses réalisations : Le fantôme de l’opératrice (66 min, productions artifact, 2004) – Industry/Cinema, (Dazibao/Museum of Moving Images de New York, 2012) – Le chant des ondes (96 min, productions artifact/ONF, 2012) – Spectacles du monde (installation sur 35 écrans, 7 min 45 s, Musée d’art contemporain de Montréal/Place des Arts, 2017).
Andréanne Martin
Diplômée d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques (UQAM), après l’école, son travail a trouvé écho dans le monde du cinéma documentaire. Pendant sa maîtrise en média expérimental (UQAM), Andréanne Martin a développé une pratique aux frontières entre ces deux disciplines. Au cœur de sa démarche, l’errance se déploie à la fois comme thème et comme méthode où la caméra, le magnétophone et le journal de bord deviennent des catalyseurs de rencontres fortuites et ouvrent des fenêtres sur des microcosmes sociaux. Son mémoire, Les seins ballants, je m’en vais au vent, est une microédition de livres d’artiste qui aborde dans un angle géopoétique et féministe le potentiel subversif du vagabondage à l’ère du tourisme de masse. Andréanne termine actuellement la création de Le journal du polyamour, un journal filmé inspiré du cinépoète Jonas Mekas. De même, soutenue par le CALQ et le CAC, elle coréalise avec Chloé Gayraud son premier long métrage En voiture Simone! : une enquête sur les résistances masculines face à l’égalité entre les genres tournée en autostop entre Montréal et Paris avec une transatlantique en cargo.
Matthieu Meignan
Matthieu Meignan est étudiant au doctorat en communication à l’Université du Québec à Montréal (Canada). Ses intérêts de recherche portent sur la représentation de la diversité sous toutes ses formes dans la culture populaire et à la télévision ainsi que les études médiatiques et la communication. Il s’intéresse particulièrement à la manière dont les voix marginalisées, qu’il s’agisse de handicap, d’ethnicité, de genre ou d’autres identités, sont mises en scène et comment ces représentations influencent les perceptions publiques. À travers son approche située du handicap et sous le prisme du savoir expérientiel, Matthieu cherche à analyser le rôle des récits médiatiques dans la promotion d’une société plus inclusive et diversifiée. Il souhaite également amener un changement social par les études sur le handicap et les études critiques du handicap plus particulièrement aux études médiatiques.
Lisa Andrée Mélinand
Lisa Andrée Mélinand est doctorante en études cinématographiques à l’Université de Montréal, sous la direction de Santiago Hidalgo. Sa recherche-création-action interroge les conditions d’un cinéma-thérapeutique-accessible, en croisant analyse théorique et expérimentation pratique à travers StreamAccess, une plateforme de diffusion inclusive. Elle conçoit des outils participatifs, tels que la Fiche d’expérience située et la Fiche de critères d’un film thérapeutique, qui documentent et co-construisent les conditions d’accessibilité et d’habitabilité filmique. Ses travaux portent plus largement sur l’accessibilité et l’inclusivité dans le cinéma et les médias, en tenant compte des expériences de la diversité capacitaire, racisée et LGBTQIA2S+. Membre du laboratoire CinéMédias et co-présidente du Comité santé mentale & accessibilité (MÉDIIAS) à l’UdeM, elle articule recherche académique, engagement communautaire et innovation médiatique.
Kenza Mellouki
Kenza Mellouki est à la maîtrise en communication (profil cinéma et images en mouvement) à l’UQAM, son mémoire explore le remploi des films de famille chez des cinéastes palestiniennes, une démarche qualifiée d’« archéologie de l’intime ». En s’intéressant à la manière dont ces images d’archives sont réinvesties dans une perspective poétique et politique, Kenza cherche à comprendre comment elles ouvrent des espaces de mémoire, de résistance et de réécriture de récits familiaux et collectifs. Ses recherches croisent notamment les théories du cinéma interculturel, du cinéma haptique ainsi qu’une phénoménologie critique féministe et décoloniale. Elles interrogent les formes sensibles et incarnées par lesquelles les images deviennent des lieux où peut se vivre l’expérience du deuil, de l’exil et du déracinement. À partir de janvier 2026, Kenza intègre le doctorat en communication. Son projet portera sur l’amour dans les marges comme outil de lutte politique et comme expérience subjective du collectif, poursuivant une réflexion sur le rapport entre l’intime et le collectif.
Maxime Michaud
Chercheur-créateur, artiste transdisciplinaire et doctorant en communication à l’Université du Québec à Montréal, Maxime Michaud a des intérêts qui touchent globalement aux sciences cognitives — aux notions d’énaction et d’embodiment —, à certaines déclinaisons de la phénoménologie, au cinéma documentaire et aux pratiques inusitées de recherche-création. Ses travaux de recherche, de création, tout comme de recherche-création, peuvent entre autres aborder : l’expérience sensorielle et vécue/subjective de l’être humain, les processus de recherche-création qui empruntent aux sciences expérimentales et médicales, les états modifiés de conscience, la notion de « bien-être », la neurodiversité et l’hypersensibilité (Sensory processing sensitivity). Le portfolio de Maxime contient des courts métrages, des clips, des performances, des œuvres sonores et visuelles, des installations… Il a été directeur de la programmation et du développement, ainsi que commissaire au Livart, centre d’art (2018-2019). Son art a voyagé à Londres (Institute of Contemporary Arts), Munich (FSF, filmmuseum), Moscou (VGIK), Morelia (CMMAS, Visiones Sonoras), Osaka (INTAC), Lisbonne (DME, Lisboa Incomum), Téhéran (RooBeRoo), Vancouver (DOXA), Moncton (RE:FLUX) et Montréal (Eastern Bloc, Cinémathèque Québécoise, Elektra/Mian, RIDM, Printemps Numérique…). maximemichaud.com
Joseph Moura
Joseph Moura, auteur-réalisateur et photographe plasticien, cultive une passion profonde pour l’image sous toutes ses formes. Diplômé en communication visuelle de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, il est également certifié par the University of Southern California (USC) à Los Angeles pour la création de films documentaires. Guidé par une quête incessante de perfection et d’expression artistique, il s’immerge dans le cinéma et la photographie, affûtant son style au fil des années. Ses formations en photojournalisme à Ouagadougou et en cinéma documentaire en France et aux États-Unis lui ont permis d’affiner son regard et son approche narrative. Attaché à son pays natal, Joseph consacre son œuvre aux problématiques sociales, explorant les liens entre art et politique à travers des récits engagés. Son travail d’auteur-cinéaste, salué tant au Congo qu’à l’international, lui a valu de nombreux prix et distinctions. Filmographie : Espoir | 2012 | 5 min, Les Oubliés de Brazzaville | 2015 | 4 min, At the Dawn of a Tension | 2016 | 4 min.
Roberto Nervi
Roberto Nervi est un producteur créatif et chercheur visuel spécialisé dans la narration à travers le contenu de marque, la photographie et le cinéma narratif. Fort d’une expérience de plus de dix ans au sein d’équipes créatives en Europe et en Amérique du Nord, il explore les intersections entre la communication visuelle, la forme narrative et l’identité de marque. Il se concentre actuellement sur l’intégration de contenu, de films et de musique dans l’expérience utilisateur à bord des véhicules. Trilingue (anglais, français et italien), Roberto combine la direction créative, la stratégie visuelle et la recherche universitaire pour étudier comment les images façonnent le sens collectif dans les médias modernes.

Farnoosh Parmooz
Farnoosh Parmooz est étudiante à la maîtrise en communication, profil cinéma et images en mouvement, à l’UQAM. Titulaire d’un baccalauréat en langue et littérature françaises, elle s’intéresse aux relations entre le cinéma, le documentaire et les formes de réalisme à l’écran. Ses recherches portent sur les dispositifs cinématographiques qui brouillent la frontière entre fiction et réalité, ainsi que sur les représentations de l’espace et les dimensions esthétiques, politiques et sociales du cinéma. Son travail porte en particulier sur le cinéma iranien, tout en s’inscrivant dans une approche croisant théorie du cinéma et étude des images en mouvement.
Michel Poulin
Michel Poulin est un documentariste, un formateur et un chercheur au doctorat en Études et pratiques des arts à l’université du Québec à Montréal (UQAM). Il a également une maîtrise en communication et une autre en anthropologie. Depuis plus de 20 ans, il développe une démarche artistique et académique à travers la vidéo, la photographie, le mapping vidéo et les arts médiatiques tant au Canada, dans des communautés autochtones qu’ailleurs dans le monde. Il a réalisé des projets documentaires au Mexique, au Guatemala, en Bosnie, en Ukraine et en Colombie. Ses réflexions portent sur la co-construction d’espace de dialogue artistique aidant à transcender les discours radicaux et les mécanismes de construction de modularité spatiale narrative en art vidéo (installation, mapping vidéo) proposant un voyage réflexif sur notre rapport à la nature et à l’écologie.
Louis-Philippe Rondeau
Artiste et chercheur, Louis-Philippe Rondeau est professeur à l’École des arts numériques, de l’animation et du design de l’Université du Québec à Chicoutimi (NAD-UQAC). Ses recherches portent sur les enjeux de la post-photographie. Tels que des miroirs virtuels, ses installations interactives expriment le corps autrement. Détournant la physionomie de l’interacteur à travers des dispositifs marginaux, elles interrogent le rapport du spectateur à l’œuvre et nous incitent à repenser les conventions de la médiatisation par l’image, notamment son articulation spatiotemporelle. Sa pratique appliquée découle de ses années à œuvrer dans le domaine des effets visuels numériques. http://patenteux.com/
Dishani Samarasinghe
Dishani Samarasinghe est à la fin de son parcours doctoral en Communication à l’École des Médias de l’UQAM sous la direction de Viva Paci. Sa recherche explore la diversité des corps féminins dans le cinéma américain grand public des années 2020 en s’appuyant sur la notion d’intersectionnalité. Depuis 2020, elle coordonne avec la direction du labdoc, les rencontres et les ateliers de travail de l’unité de recherche. Elle est assistante d’enseignement dans des séminaires liés à l’histoire du cinéma, du documentaire, des études de genres et des études culturelles, puis également assistante de recherche sur différents projets liés au cinéma. Elle est membre, du RéQEF (Réseau Québécois en études féministes) et de l’IREF (Institut de recherches et d’études féministes).
Rosalie Sauvé
Diplômée d’un baccalauréat en sciences sociales (option communication), Rosalie Sauvé s’est entre autres interrogée sur le rôle des médias dans notre démocratie. Elle est actuellement à la maîtrise en communication (profil cinéma et images en mouvement) à l’UQAM. Passionnée par les capacités politiques du cinéma, elle s’interroge sur la représentation des diverses communautés autochtones dans le cinéma dans les films d’animation pour enfants. Depuis 2026, elle est assistante à la coordination du labdoc.
Rui Silveira
Cinéaste portugais basé à Montréal, Rui Silveira est finissant au doctorat en communication à l’UQAM où il réfléchit à la présence du réalisateur à travers la réalisation de son premier long-métrage Les yeux de mon amour (2019). À travers son intérêt par les pratiques documentaires d’observation ou participatives, il s’intéresse aux échanges entre les communautés et leur environnement et à la façon dont ils influencent les représentations culturelles qui définissent ces communautés. https://vimeo.com/ruisilveira
Kirsten Smith
Kirsten Smith est doctorante au département de français et d’italien et membre du programme MIMS (Moving Image and Media Studies) à l’Université du Minnesota – Twin Cities. Elle est stagiaire de recherche au labdoc et récipiendaire de la bourse Harold Leonard Memorial Fellowship, qui lui permet de faire sa recherche doctorale à l’UQAM. Formée en langues étrangères et ancienne enseignante d’espagnol, de français et tutrice d’arabe, sa recherche examine le transnationalisme, le multilinguisme et les rapports générationnels dans le cinéma québécois du vingt-et-unième siècle. Actuellement, elle travaille sur sa thèse de doctorat qui explore le rôle des langues dans les films et les jeux vidéo québécois.
Paul Tardif
Paul Tardif est un cinéaste et chercheur formé d’abord en arts visuels. Il réalise et produit des courts métrages de manière indépendante depuis 2022 et s’intéresse notamment au travail avec des acteur·ices non professionnel·es. Depuis 2025, il effectue une maîtrise dans la concentration cinéma et images en mouvement à l’UQAM sous la direction de Viva Paci.
Gilles Tassé (Lafontaine)
Documentariste, Cinéaste, curieux de l’humain et de son environnement, Gilles Tassé explore les cultures du monde depuis plus de 25 ans. Il collabore, entre autres, avec les Premières Nations du Nord-Ouest américain, le peuple inuit à Iqaluit et les Touaregs à Tombouctou. Durant les années 1990, il expérimente les médias numériques dans un think tank de Silicon Valley en Californie. En tant que réalisateur, scénariste, directeur photo, monteur et designer d’interface, il a travaillé sur près de 200 productions. Professeur associé en études des cultures numériques à l’Université de l’Ontario français, titulaire d’un doctorat en Communication de l’UQAM et d’une maîtrise en Études cinématographiques, Gilles s’intéresse aux différentes formes interactives, immersives et écraniques de médiatisation du réel. Parmi ses publications figurent : “Création d’espaces relationnels dans le web documentaire”, publié dans le Canadian Journal of Communication, Vol 44 (2019), pages 397-418 ; “Les Silos de la Canada Maltage. Exploration virtuelle d’un édifice patrimonial industriel”, publié dans le Bulletin de l’Association québécoise pour le patrimoine industriel, 29, numéro 1, printemps 2018, pages 22-27. www.texaneelsonwheels.com www.interferencepositive.com

